Da Nang, guide de voyage Da Nang

Traversée par la rivière Hàn, en bordure de la mer de Chine méridionale (mer d’Orient pour les Vietnamiens), Dà Nang se situe à mi-chemin entre Hô Chi Minh-Ville et Hanoi. La rivière Hàn traverse la ville avant de se jeter dans la baie du même nom. Celle-ci est encastrée dans un réseau de montagnes (Tiên Sa à l’ouest, Phuoc Tuong au sud et Hai Vân au nord) qui la protègent, si bien qu’elle sert de rade aux grands bateaux lors des tempêtes.

Dà Nang est une ville carrefour qui fait la jonction avec la région des hauts plateaux du Centre, via la route nationale 14 B. Elle offre ainsi à l’arrière-pays montagneux et au Laos un débouché vers la mer.  » Dà Nang est le plus beau port du monde « , pouvait déclarer le comte d’Estaing en 1858.

Histoire. Fondée en 1688, connue sous le nom de Tourane à l’époque coloniale, Dà Nang faisait partie jusqu’en 1996 de la province de Quang Nam. Elle constitue aujourd’hui une entité administrative à part entière. C’est à Tourane que, en 1787, l’envoyé de la cour de France reçut du prince Nguyên un traité, dit de Versailles, qui faisait le roi Louis XVI, roi de Cochinchine à perpétuité. Ce traité ne fut jamais appliqué par les Français et, quelque temps après sa signature, Louis XVI envoya des instructions secrètes pour en limiter les effets.

Les flottes françaises et étrangères n’en continuèrent pas moins à venir mouiller dans la rade. Après maintes tractations entrecoupées de batailles, le traité de Saigon fut signé le 5 juin 1862. Il ouvrait le port aux commerçants français puis, à partir de 1883, aux navires de toutes nationalités. La ville devint une concession française en 1888, par ordonnance de l’empereur Dông Khanh.

De 1879 à 1933, les Français développèrent la construction du port, dont l’importance ne cessa de croître et qui joua un rôle central dans toute la région, y compris par rapport à la capitale Huê. On commença rapidement la construction d’un centre colonial, visible encore de nos jours, non loin du fleuve.

La position géographique de Dà Nang, proche du Laos et de la Thaïlande, et ses eaux profondes firent de la ville un centre prospère d’échanges maritimes. L’armée française, redoutant les convoitises, y installa dès le début du XXe siècle une base militaire importante.

En 1965, les premières troupes américaines débarquèrent sur la plage de Bac My An. Ce fut le début de l’opération Lance d’argent. Dà Nang devint une importante base aéronavale américaine d’où partaient les bombardiers pour Hanoi et Khe Sanh. L’afflux de devises et de personnes (de nombreux réfugiés s’y installèrent après 1954) a permis à Dà Nang de se développer rapidement.

En 1975, devant l’avancée des troupes du Nord Viêt Nam, les troupes sud-vietnamiennes quittèrent la ville dans la plus grande panique. Reprises par le gouvernement nord-vietnamien et incluses dans le traité de coopération militaire passé avec l’URSS, les infrastructures militaires et portuaires ont été rapidement remises en état de fonctionnement, assurant la jonction avec Cam Ranh et Vung Tàu. Depuis le démantèlement de l’URSS, les touristes ont progressivement remplacé les conseillers militaires ; et la ville cherche dorénavant à valoriser ses plages somptueuses et le patrimoine culturel qui témoigne de l’ancienne grandeur des royaumes cham.

Dà nang aujourd’hui. Dà nang est aujourd’hui la 3ème plus grande ville du pays. Elle compte plus d’un million d’habitants et fait partie des 5 villes ayant rang de province, tout comme Hanoï, Hô Chi Minh-Ville, Can Tho, et Haïphong. De nouveaux espoirs s’offrent à cette région aujourd’hui gâtée, après un passé des plus pénibles : du pétrole offshore y a été découvert. Dà Nang est située au carrefour de plusieurs axes de circulation : routes en direction du Laos et de la Thaïlande, voie ferrée transvietnamienne, lignes aériennes internationales. Grâce au pont reliant Mukdahan (Thaïlande) à la province de Savanakhet (Laos), Dà Nang est désormais pleinement intégrée à la diagonale dynamique des centres économiques et commerciaux de l’Asie orientale, situés dans un rayon de 2 000 km autour de la ville. Dà Nang dispose d’un des ports maritimes majeurs du Viêt Nam et elle a développé ses activités portuaires avec l’aménagement du port en eau profonde de Tiên Sa.

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Dà Nang s’est transformée en un gigantesque chantier d’où émergent peu à peu les tours chargées d’incarner son rêve de modernité autant que les ambitions des autorités municipales. Ouvert en 2009, le pont du Dragon sur la rivière Han a été conçu comme le symbole de la métamorphose de la ville en dragon, comme dans les contes. Les autorités municipales ont établi un plan de développement de la ville à l’horizon 2030, moment où la population devrait atteindre 2,5 millions d’habitants. La ville va continuer à s’étendre et privilégier une modernisation  » verte « .

Le musée consacré à l’art du Champa constitue son principal intérêt touristique, ainsi que la péninsule de Son Trà et l’immense plage sur laquelle rayonne la haute statue de la divinité protectrice Amitaba. Dà Nang est plutôt une ville de passage car l’intérêt d’y séjourner est limité par la proximité de l’antique ville de Hôi An, qui, avec des plages magnifiques, mérite un séjour prolongé.

En octobre 2017, Dà Nang se préparait pour accueillir le sommet de l’APEC (Asia-Pacific Economic Cooperation), avec la présence de nombreux chefs d’Etat dont le président des Etats-Unis, Donald Trump.

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